Les choix actés pour le projet Résidence Morgane trahissent un certain mépris pour les futurs habitants ou du moins un manque total de respect.
24 logements au moins de type F4, soit 4-5 personnes par logement, cela fait 96-120 habitants et une cinquantaine de véhicules. La première conclusion que nous tirons de ces données issues du permis de construire est qu’en dehors des 6 bâtiments et des 60 parkings il n’y a pas de place pour le moindre espace vert*, surtout pas la moindre aire de jeu. Béton-goudron c’est l’offre de la municipalité et de la métropole pour des familles « prisonnières » dans l’impasse.
Parmi les enfants, il est possible d’imaginer que 50 % environ seront de jeunes enfants, voire des adolescents. Ce ne sont pas les espaces engazonnés proposés qui font des aires de jeu (voir plan ci-dessous). L’absence d’aire de jeu en conduira certains à se rendre sur les aires de jeu du centre-ville. C’est bien un sujet d’inquiétude.

Qui dit impasse dit entrée-sortie unique. Cette sortie se situe rue de Château La Vallière. Comme de nombreuses membrollaises et de nombreux membrollais le savent, c’est une rue dangereuse, étroite, dans laquelle les véhicules ont du mal à se croiser, même s’il existe une limite de vitesse à 30 km/h. Le carrefour à feu n’a pas arrangé la situation, nombreux sont les véhicules qui empruntent cette rue pour échapper aux bouchons du carrefour.
Et que dire des allers-retours quotidiens vers les écoles ?
Le projet a beau inclure un trottoir sur toute la façade de la parcelle, les parents et les enfants vont devoir traverser la rue face au 25 pour rejoindre un trottoir acceptable, puis la traverser de nouveau plus bas pour gagner la rue des Clairs Logis. Il y a là dangers et risques majeurs d’accidents matériels et corporels.
La sortie du site pose également question. Le cheminement prévu est mixte, véhicules et piétons. Ce n’est pas l’escalier griffonné dans la pente du talus qui va sécuriser la sortie des piétons. Qui l’a emprunté sait que la pente est rude et non adaptée aux enfants.
Que compte faire la municipalité pour sécuriser le cheminement des personnes ?
À ce jour rien n’est annoncé, rien ne semble prévu. Les projets immobiliers vont toujours plus vite que les aménagements des infrastructures. Notre commune en est un très bon exemple (La Belle Epoque, Mazagran, Aubrière, Morgane d’un côté et la Rue Nationale, la RD 959, la Rue dduCharles de Gaule, la rue de Château La Vallière et la rue des Clairs Logis de l‘autre côté).
Certes les municipalités sont sous de multiples contraintes en ce qui concerne le PLU largement inspiré des doctrines des temps nouveaux. D’une part il faut chercher à réduire les coûts des infrastructures (eau, tout à l’égout, gaz, électricité etc …) en implantant de nouvelles constructions dans les espaces libres. D’autre part il est impératif de freiner le développement urbain sur les terres agricoles. Est-ce pour autant la porte ouverte à faire tout et n’importe quoi n’importe où ?
Les municipalités ont toujours tendance à se retrancher derrière « le doigt de l’administration ». C’est elle qui exigerait la densification du centre-bourg. Celle-ci n’a pourtant jamais interdit un peu de jugement.
*Les espaces verts annoncés par le promoteur sont les bandes de terre comprises d’une part entre les bâtiments et le mur du cimetière et d’autre part entre la voierie et les bâtiments
** Le projet comporte un escalier